François de Sales aurait-il accepté d’être français?

Trouvé sur la page Facebook, La Savoie ce n’est pas la France : https://fr-fr.facebook.com/pages/La-Savoie-ce-nest-pas-la-France/741604472532570

« Saint François de Sales (1567-1622) sur un timbre de la République Française alors que lui-même disait :  » Je suis essentiellement Savoisien, et moi, et tous les miens, et ne saurais jamais être autre chose.  »
L’Etat Français s’approprie notre histoire, nos personnages, notre peuple, nos inventions …
La France nous à mentit sur notre histoire, elle a trahi nos ancêtres …
Je ne peux pardonner à ce « pays ».
Vive mon pays, vive notre pays, vive la Savoie et vive les Etats de Savoie. »

Savoie pas la France

Cela m’a fait sourire. Cela rejoint aussi mes questionnements et mes réflexions concernant l’avenir de la Savoie, sur  l’éventuelle autonomie des deux départements savoyards , sur la création d’une zone franche élargie entre Genève, le Piémont et la France…

Nous vivons une période historique où beaucoup de certitudes politiques seront remises en cause. Le statut de la Savoie en Europe et de sa relation avec Genève en fait clairement partie.

Une chose est sûre, saint François de Sales n’a jamais été Français, mais il fut un des plus illustres représentants de la culture et de la pensée françaises.

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Saint François de Sales : un enfant de Savoie

Fondamentalement, charnellement, Saint François de Sales est un enfant de Savoie au point qu’il renonça au siège de Paris que lui proposait Henri IV.

« Je suis de toute façon savoyard de naissance et d’obligation »

« Sacré «Prince Évêque de Genève» le 8 décembre 1602, celui que le roi Henri IV appelait de manière élogieuse «le phénix des Évêques», parce que, disait-il, «c’est un oiseau rare sur la terre», après avoir renoncé aux fastes de Paris et aux propositions du roi de lui donner un siège épiscopal de renom, devint le pasteur et l’évangélisateur inlassable de sa terre savoyarde, qu’il aimait par-dessus tout, car, avouait-il, «je suis Savoyard de toutes façons, de naissance et d’obligation». Se laissant guider par les Pères de l’Église, il puisait dans l’oraison et dans une grande connaissance méditée de l’Écriture la force nécessaire pour accomplir sa mission et pour conduire le peuple à Dieu.
Comme mon prédécesseur, le Pape Paul VI, qui écrivit la lettre Sabaudiæ gemma à l’occasion du quatrième centenaire de sa naissance (29 janvier 1967), je prie Dieu de faire refleurir et resplendir dans l’Église une vie spirituelle éclatante, grâce à l’enseignement du saint évêque de Genève, qui demeure source de lumière pour nos contemporains, comme il l’a été de son temps. »

Lettre du Pape Jean-Paul II pour les 400 ans de l’ordination épiscopale de Saint François de Sales

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Armes du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier  (1562-1580-1630) dont St François fut le sujet et l’obligé toute sa vie.