Dieu est comme un océan

Théotime, nous verrons et savourerons la haut au Ciel toute la Divinité, mais jamais nul des Bienheureux ni tous ensemble ne la verront ou savourerons totalement (…).

Ainsi, les poissons jouissent de la grandeur incroyable de l’océan, et jamais pourtant aucun poisson, ni même la multitude des poissons, ne vit toutes les plages ni ne trempa ses écailles en toutes les eaux de la mer ; et les oiseaux s’égayent à leur gré dans la vasteté de l’air, mais jamais aucun oiseau, ni même toute la race des oiseaux ensemble, n’a battu des ailes toutes les contrées de l’air et n’est jamais parvenu à la suprême région de celui-ci. Ah, Théotime, nos esprits à leur gré et selon toute l’étendue de leur souhait, nageront en l’océan et voleront en l’air de la Divinité  (…)

Traité de l’Amour de Dieu, Livre III, Ch, XV

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Nos désirs sont capricieux

Nous faisons ordinairement des désirs de femmes grosses, qui veulent des cerises fraiches en l’automne et des raisins frais au printemps. (…)

Non, je ne voudrais pas même que l’on désirât d’avoir meilleur esprit ni meilleur jugement, car ces désirs sont frivoles et tiennent la place de celui que chacun doit avoir de cultiver le sien tel qu’il est(…).

Introduction à la Vie dévote, III, 37, Des Désirs

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Maximes salésiennes

Le billet précédent inaugure une nouvelle étape pour ce blog que je souhaite plus vivant.

Je commence donc la publication de maximes de St François de Sales, fortes et percutantes, graves ou malicieuses, mais toujours courtes. En effet, cela correspond sans doute mieux à l’esprit du temps, à l’esprit Twitter que je ne méprise pas. Cela permet aussi une première approche plus facile du style salésien. L’orthographe sera modernisée par mes soins. J’utiliserai toujours l’édition monumentale de la Visitation d’Annecy.